Le chien aboyeur

L’aboiement est certes la façon de communiquer des chiens, mais quand il devient bruyant, intempestif et se répète à longueur de jour et de nuit, indépendamment de la gêne qu’il occasionne au voisinage et à soi-même, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un trouble du comportement.

Eh bien, oui ! Un chien qui aboie en permanence est un chien qui va mal. La peur et l’anxiété sont bien souvent la cause de ce comportement difficile à supporter.

Les raisons sont diverses : il se peut qu’il ait peur de rester seul, ou qu’il demande de l’attention ou encore qu’il craigne les inconnus et cherche à les intimider en aboyant pour interdire l’approche de son territoire. Des solutions existent, aussi il est important de consulter un spécialiste afin d’identifier ce qui provoque ces aboiements continuels et obtenir une médication adaptée.

Le chien malpropre

La malpropreté est souvent le fait d’un chien anxieux, soit parce qu’il a été élevé par un maître trop laxiste dans sa méthode éducative, soit au contraire, par un maître trop autoritaire. Ces deux méthodes extrêmes transmettent au chien un sentiment de crainte qui se traduit par une conduite malpropre — pour l’un en signe d’insécurité, pour l’autre en signe de soumission — attitude que souvent les maîtres ne comprennent pas. Les réprimandes, ou, pire, les cris de colère, ne font qu’aggraver le problème.  Les conseils d’un spécialiste peuvent aider à résoudre efficacement cette difficulté en demandant à ces maîtres d’être plus fermes pour l’un, et moins autoritaires pour l’autre.

Le chien dépendant affectif

Il s’agit du chien à qui on n’a pas appris à rester seul, qui est bichonné, choyé et surprotégé, si bien qu’il vit en permanence dans l’ombre de son
maître. On le reconnaît à son corps qui tremble, à son regard inquiet lorsque, attaché près de la porte d’un magasin, il attend anxieusement le retour de son maître.  Peur de l’abandon, traumatisme dû à une séparation précoce avec sa mère ? Toujours est-il que l’hyperprotection dont il est l’objet ne l’aide pas
à surmonter son anxiété.

Le chien fugueur

Les chiennes en chaleur du voisinage sont souvent l’unique raison de la fugue du chien. Mais le chien a pu garder trace de cette expérience de la liberté et y avoir pris goût en récidivant sans avoir besoin d’aller conter fleurette à une belle en chaleur ! Non, juste le plaisir de vagabonder et d’aller explorer des endroits inconnus avec ses congénères d’un jour ou d’un soir. Pour éviter qu’il ne recommence, il faut l’emmener souvent faire de longues promenades et de l’exercice physique et s’il persévère, demander un soutien médical ou comportemental.

Le chien hyperactif

Jamais fatigué, celui-là l’est vraiment pour son entourage ! Sans cesse en train de s’agiter, de sauter, de tourner, de courir d’une pièce à l’autre, il semble que rien ne puisse l’arrêter. Cette hyperactivité pourrait être d’origine congénitale ou résulter d’un traumatisme affectif. Elle peut également traduire un besoin de se dépenser physiquement. Il faut alors le sortir plus souvent et le « fatiguer » par des exercices physiques. Si l’hyperactivité persiste, il faut demander l’aide d’un spécialiste et obtenir probablement une médication.

Le chien anxieux

Voici un chien bien malheureux ! Il manque d’appétit ou au contraire dévore, se montre indifférent ou agressif, se ronge les griffes, s’acharne à mordre sa queue quelquefois jusqu’au sang, se lèche indéfiniment. Il peut aussi faire ses besoins n’importe où, surtout s’il est déboussolé par un déménagement ou l’arrivée d’un inconnu dans la maison.

Un maître trop autoritaire peut aussi le terroriser, bref, pour ce chien, tout peut être source d’angoisses. Un spécialiste peut tenter de connaître les conditions — dans lesquelles il a vécu avant souvent mauvaises — d’être adopté, conditions qui peuvent être à l’origine de cette anxiété pathologique. Des solutions sont proposées pour traiter ce type de problèmes, sous forme d’une thérapie comportementale associée à une médication.