Éduquer un chien à rester assis ou couché, ce n’est pas le transformer en bête de cirque, c’est tout simplement lui apprendre à bien se tenir, à être de bonne compagnie.

Le voilà propre, il répond à l’appel de son nom, il ne tire plus sur sa laisse comme un chien de traîneau… Sa maturité est désormais suffisante pour que vous lui enseigniez les tout premiers exercices d’obéissance.

Assis

C’est la position idéale pour calmer votre chien surexcité à l’idée d’aller se balader ou à la perspective de recevoir son repas. Il s’agit d’un ordre, et non d’un souhait. Lorsque vous obligez votre chien à s’asseoir, cela ne signifie pas qu’il peut se relever quand bon lui semble, mais qu’il doit conserver cette posture.

Dans un premier temps, profitez du moment où le chiot s’assoit spontanément pour le caresser en répétant : « Assis. C’est bien. »

Le message passe alors cinq sur cinq. Dans un second temps, donnez-lui l’ordre de s’asseoir en exerçant, d’une main, une légère pression sur ses reins. Maintenez-le en position et montrez-lui que vous êtes content. Répétez deux ou trois fois l’exercice.

Couché

Cette position est aussi facile à enseigner que la précédente, et la méthode est la même. Commencez par apprendre ce nouveau mot au chiot en profitant du moment où il se couche de soi-même.

Ensuite, en d’autres lieux, faites-le asseoir, puis aidez-le à descendre plus bas. D’une main, appuyez sur son dos et, de l’autre, tirez sans aucune brutalité ses pattes antérieures vers l’avant en commandant : « Couché ! » Là encore, évitez l’overdose, et contentez-vous de deux ou trois exercices par séance, sans oublier les friandises et les félicitations.

Le rappel

L’une des leçons les plus importantes dans l’éducation d’un chien de garde ou de défense est le rappel au pied. De fait, pour des raisons évidentes de sécurité, il est essentiel que l’animal revienne auprès de son maître lorsque celui-ci l’appelle, et ce quelles que soient les circonstances.

Il importe de ne pas se lancer dans l’apprentissage du rappel avant que le petit boxer n’ait assimilé les leçons précédentes.

Certains affirment que la méthode la plus payante, dans un premier temps, consiste à travailler le rappel à l’heure des repas, c’est-à-dire à susciter la convoitise de l’élève pour le faire revenir. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, n’est-ce pas ?

Pour commencer, appelez votre chien par son nom suivi de l’ordre « Au pied ! », ou « Reviens ! ». Il doit venir se placer à vos côtés, en position assise. Si besoin est, vous l’aiderez en le positionnant et en le forçant à s’asseoir. Il est bien entendu hors de question de lui donner son repas tant qu’il n’a pas exécuté correctement

l’exercice. Si échec il y a, éloignez-vous de votre chien et rappelez-le jusqu’à ce qu’il comprenne. Une fois qu’il maîtrise le rappel au moment des repas, changez l’heure et le lieu des leçons, en faisant bien sûr disparaître l’écuelle au profit des caresses.

Il nous faut toutefois reconnaître que cette méthode ne fait pas l’unanimité, et que d’aucuns la jugent même perverse et susceptible de perturber par la suite l’apprentissage du refus d’appât. Selon eux, mieux vaut procéder ainsi : emmenez le chiot se promener dans un endroit calme, en forêt par exemple, laissez-le prendre quelques dizaines de mètres d’avance sur vous et cachez-vous — à son insu — derrière un bosquet. Ne vous voyant plus, il reviendra sur ses pas et vous cherchera. C’est alors que vous l’appellerez, en utilisant toujours les mêmes mots (son nom + l’ordre). Très vite, il prendra l’habitude de répondre au premier appel par crainte de vous perdre.

Dernière solution, la longe. Il s’agit d’attacher une longe à son collier, de donner du mou au chiot puis de le rappeler. S’il n’obtempère pas, tirez-le vers vous en répétant l’ordre jusqu’à ce qu’il comprenne et obéisse. Il va de soi que vous supprimerez ladite longe dès que la leçon sera assimilée.

En guise de conclusion, répétons que ces quelques mois d’éducation ferme, mais douce, vous vaudront de partager avec votre chien des années de bonheur et de complicité.