Certes, l’éducation d’un chiot prend du temps, mais dites-vous qu’une éducation bien conduite permettra non seulement le bon développement intellectuel et psychique de votre compagnon, mais assurera aussi votre tranquillité personnelle.

Obéir à des règles précises sécurise un chien, le rassure et le rend prêt à faire ce que l’on attend de lui.

Qui est le maître ?

La question ne se posera pas avant l’âge de six mois — l’âge de la puberté — et la réponse dépendra de la façon dont ce jeune chien vous perçoit. Si, pendant la première phase de son éducation, vous avez su vous montrer fiable, donner des ordres précis sur un ton toujours égal et ferme, votre statut de maître restera inchangé et il vous obéira autant qu’il vous respectera.

La hiérarchie

Si les règles sont bien établies lors de l’apprentissage, à savoir qui est le maître auquel le chien doit obéir, la hiérarchie se constituera tout naturellement. Bien entendu, il faut que l’entente dans la famille règne sur ce point, car si l’un des membres adopte une attitude différente de celle du maître en donnant par exemple des ordres contraires, le chien, déboussolé, deviendra anxieux, hésitant ou pourra abuser de la situation pour en tirer des avantages.

L’autorité contestée

Prenez-y garde ! Si vous pensiez qu’en grandissant, le chiot vous considérerait toujours comme le maître, vous vous trompiez, car il a besoin d’un chef et s’il a perçu des failles dans votre système éducatif, vous serez déconsidéré à ses yeux et il se comportera de façon à prendre le pouvoir à votre place. On a souvent vu des maîtres étonnés de voir en quelques semaines leur chiot si craquant se transformer en « ado » insupportable !

L’affection

Donnez-lui de l’affection et il vous le rendra au centuple! Rares sont les propriétaires de chien qui ne parlent pas de lui comme de leur plus précieux ami. Certains même — particulièrement les «désenchantés» de la race humaine — reportent tout leur amour sur ce compagnon fiable, fidèle, attentif et attentionné. Pour les enfants, il est souvent le confident privilégié, celui à qui l’on souffle à l’oreille les peines qu’on ne rapporterait pas aux parents et la complicité affective se joue alors sur un mode fusionnel.