Vous êtes de ceux qui ont choisi de partager leur vie avec un chien. Vous en avez bien pesé tous les avantages, mais surtout les inconvénients.

Vous savez qu’il vous faudra le nourrir, le promener, l’emmener en vacances ou prévoir une pension pendant votre absence.

Comme prélude à de longues années de vie commune, vous allez devoir prendre soin pendant plusieurs mois d’un chiot auquel il faudra prodiguer des soins. De cette période dépendront la beauté, la santé, le bonheur de l’animal qui sera votre compagnon. Elle est donc d’une extrême importance.

Quelle race choisir ?

Chacun d’entre nous se sent attiré vers telle ou telle race plutôt que vers une autre. Il paraît donc normal de se laisser aller à son penchant.

Il faut, toutefois, considérer qu’un budget restreint et un petit appartement ne facilitent pas la cohabitation avec un chien de grande taille ou avec des animaux de vénerie que l’instinct pousse à courir et à détruire les laisses.

Les animaux de grande taille demandent un espace suffisamment vaste pour assouvir leurs besoins d’exercice et leur nourriture risque de peser lourdement sur des revenus modestes.

Certaines catégories, comme les chiens de chasse, bien que n’étant pas de taille imposante, éprouvent la nécessité absolue de se dépenser. Si vous ne pouvez pas la leur fournir, vous traînerez à votre suite un malheureux déraciné.

L’âge idéal ?

C’est celui du sevrage, soit un mois et demi ou deux mois. Jusqu’à quatre mois, il n’y a rien de perdu. Avant le sevrage, le chiot le mieux soigné risque de subir des traumatismes physiques ou mentaux dont il se ressentira toujours.

Passé quatre mois, l’animal aura déjà pris des habitudes qui, bonnes ou mauvaises, ne seront pas les vôtres. Il risquera de s’être déjà attaché à quelqu’un d’autre et de ne pas être tout à fait à vous autant que vous le voudriez. Son éducation se fera bien plus facilement si vous vous en occupez vous-même dès le début.

En outre, vous aurez la joie de conserver plus longtemps votre petit compagnon dont la vie, ne l’oublions pas, excède rarement 15 ans.

Si vous avez des enfants, ils grandiront avec un compagnon qui deviendra vite un ami inséparable et souvent même un gardien vigilant.

Mâle ou femelle ?

Chaque sexe a ses avantages et ses inconvénients. De même, chacun d’entre nous sera plus porté vers les qualités d’un sexe plutôt que d’un autre.

Une chienne est, en principe, plus affectueuse, plus douce, plus facile à dresser. Certains la jugent plus fidèle et de meilleure garde.

De race pure, et plus encore si elle possède un pedigree, elle est d’un certain rapport financier puisqu’on pourra vendre ses petits tous les six mois environ.

En contrepartie, il faudra supporter les ennuis de la mise bas et des soins à donner à la portée pendant deux mois. Enfin, et c’est en général la raison pour laquelle les mâles leur sont bien souvent préférés, elles sont « en chaleur » deux fois par an.

Durant ces périodes, elles laissent échapper un léger écoulement qui est non seulement salissant mais encore susceptible d’attirer tous les mâles du voisinage.

Il faut songer à cela quand on choisit un chiot.

La fameuse « imprinting » ou « imprégnation »

Le chiot dès son plus jeune âge (fin de la troisième semaine) devra avoir des contacts répétés avec sa mère, ses frères et ses sœurs et avec les humains. Les chiens qui grandissent en chenil, sans contacts avec les gens et sans échanger de caresses et d’affection avec les humains, peuvent en ressentir toute leur vie de graves perturbations et en particulier exprimer une agressivité exacerbée.

Sur 10 chiens ayant mordu gravement, plus de 50% avaient vécu typiquement sans contacts avec les humains durant leur tout jeune âge.